Les TYPES de méchants d’animation

3 octobre 2007

Article 3/6 du Dossier de Octobre 2007  

Les méchants sont bien à l’opposé de nos héros ! Il faut se rappeller que dans la plupart des films d’animation, le BIEN (représenté par le héro) et le MAL (représenté par le méchant), sont absolument séparés : le héro est un personnage parfait et lisse , il a peu de défaut, il est de préférence beau et l’aventure qu’il vit le conduit à un bonheur parfait. Il n’a aucun ressentiment vis à vis du « méchant » de l’histoire qui cherche pourtant par tous les moyens à le détruire.

Les « méchants » occupent donc un rôle central dans les films d’animation : Qu’ils soient pétris de haine ou simplement stupides, ce sont les motivations de ces méchants qui font avancer l’intrigue et qui la font rebondir. Nous pouvons classer ces « méchants » selon 3 catégories :

 

Les Méchants-destructeurs

(Frollo, Sid, La Reine…)

frollo1.jpg Leur méchanceté n’a pas d’explication et leurs motivations restent futiles. La psychologie de ces personnages est relativement pauvre, leurs motivations restent floues.

  • La Reine ne s’en prend à Blanche-Neige que parce que cette dernière est plus belle qu’elle

  • Frollo (Le Bossu de Notre-Dame), lui,  n’a pas non plus de raison d’être méchant, si ce n’est le plaisir de détruire un peuple

  • Maléfique (La Belle au Bois Dormant) semble n’être portée par aucune raison valable pour s’en prendre à la petite Aurore

  • Sid (Toy Story) est un petit garçon méchant… un point c’est tout !  

Ceux-là n’ont pas de réelle raison de s’en prendre au héro. En règle générale, ces méchants sont les plus violents ; leurs méthodes sont expéditives ; ils sont incapables d’humanité et véhiculent un sentiment de haine féroce incompréhensible pour le téléspectateur. Il n’y a aucune explication à leur méchanceté. Ce type de méchant est l’un des plus anciens et est très proche des méchants rencontrés dans les contes de fées. Ils véhiculent l’idée que la méchanceté est purement gratuite et qu’elle constitue à elle seule un non-sens : de quoi dissuader nos petites têtes blondes d’être eux-mêmes méchants…

Les Méchants-cupides

(Cruella, Edgar, Hadès…)

Les TYPES de méchants d'animation dans Les Films d'Animation Dalmatiens0003Les méchants cupides ont un but, un objectif. Ils ne sont pas méchants par haine mais parce qu’ils pensent que c’est le meilleur moyen pour eux de réaliser leurs machiaveliques projets : 

  • Cruella dans Les 101 Dalmatiens veut un manteau de fourrure,

  • Edgar dans Les Aristochats veut hériter de la fortune de sa maîtresse, 

  • Jafar dans Aladdin voudrait être Sultan à la place du Sultan,

  • Skar dans Le Roi Lion veut devenir roi de la jungle ,

  • Hades dans Hercule veut devenir le dieu des dieux,

  • Mc Leach (Bernard et Bianca au Pays des Kangourous) veut capturer les animaux pour leur valeur marchande

  • Gaston (La Belle et la Bête) veut éliminer la Bête pour pouvair épouser Belle…

Il est intéressant de remarquer que le principal mobile de ces méchants est de l’ordre du pouvoir et que leurs préoccupations sont toujours vénales.

Mais heureusement pour nous, ce sont également des méchants qui peuvent connaitre de grands moments de maladresse (pour notre plus grand bonheur). Ils sont, en général, moins violents que les méchants-destructeurs, mais leurs méthodes sont déloyales, biaisées et ne réussisent qu’à les mettre en situation d’échec. Ce type de méchant est le plus répandu parce qu’il offre une grande liberté d’action aux créateurs de films d’animation. Ils véhiculent l’idée que la méchanceté ne conduit qu’à l’échec et que l’attitude déloyale ne doit pas être adoptée.

 

Les Faux-méchants

(Prince Jean, La reine de Coeur, Crochet…)

princejean.jpg Le Faux-Méchant est méchant avant tout par bêtise et par ignorance : Il n’a pas, comme les méchants-destructeurs, le mal « en lui », mais il se conduit comme tel tout simplement parce qu’il a pris la mauvaise habitude d’être toujours entendu et écouté par tous. Sa méchanceté n’est qu’une « réponse » aux situations ou aux personnages qui les échappent. Ces méchants sont les plus drôles et les plus ridicules de tous.

  •  Le Prince Jean (Robin des Bois) ressemble plus à un enfant gâté qu’à un méchant cruel et sanguinaire. Son assurance, ses maladresses, et ses attitudes enfantines (il suce son pouce à chaque fois qu’il est contrarié), en font un méchant attachant auquel il est facile de s’identifier et dont on peut facilement rire.

  • La Reine de coeur (Alice au Pays des Merveilles) ressemble, elle aussi à une petite fille pourrie-gâtée. Sa méchanceté fait plus figure de mauvaise humeur ; ses actions peuvent tout à fait être comparées à celles des petits enfants coléreux dont les quatre volontés doivent être respectées sous peine de colère.

  • Crochet (Peter Pan) fait lui aussi figure de petit monstre gâté : ses craintes du « crocodile », son désir de s’emparer de la « maman » nous rappellent étrangement notre plus tendre enfance…

Les faux-méchants sont bien souvent des personnages couronnés : une façon peut-être de ridiculiser toute forme d’autorité ou de faire un pied de nez au royalisme ? Toujours est-il que ces faux-méchants couronnés nous renvoient étrangement à nos propres enfants, à nos enfants-rois ; histoire, peut-être, de leur faire comprendre, de façon détournée, que leurs petites colères quotidiennes peuvent vite nous rendre la vie infernale… C’est peut-être aussi pour cela que ces méchants sont souvent eux aussi, très attachants !

Les rôles de méchants dans les films d’animation, ont beaucoup évolué au fil du temps. Cantonnés au départ à n’être que des êtres vils et creux, dont la méchanceté ne s’expliquait pas, ils prennent aujourd’hui une place de choix : leur psychologie devient plus complexe et plus réaliste. Le succés rencontré par les méchants est tel que d’une à deux apparitions au départ, ils font désormais partie intégrante de la trame des films d’animation et sont même souvent le moteur principal qui fait évoluer l’histoire.

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Le Physique des méchants d’animation

3 octobre 2007

Article 4/6 du Dossier de Octobre 2007  

DES PHYSIQUES PARTICULIERS

L’aviez-vous remarqué ? On reconnait toujours le méchant avant même qu’il n’ouvre la bouche.

Le méchant se reconnait tout d’abord par son physique plutôt disgracieux : Ursulla (La petite Sirène), Stromboli (Pinocchio), la Reine de Coeur (Alice au Pays des merveilles) sont gros : un reste de la première génération de films d’animation où les moches étaient forcément méchants. Cette remarque est d’autant plus vraie pour les femmes : La Reine (Blanche-Neige) se transforme en vilaine vieille ; ne parlons pas de Cruella ou de Madame Médusa, toutes deux incarnant le « type » de la femme vulgaire et foncièrement mauvaise, les cheuveux décolorés, la cloppe au bec… à croire que la méchanceté elle-même rend moche !

                                                                                                                    Le Physique des méchants d'animation dans Les Films d'Animation blanche_neige21

Le méchant est donc souvent moche ou gros ; il peut également présenter une anormalité physique, comme Scar (Le Roi Lion), qui a une cicatrice sur le visage, Crochet (Peter Pan), dont le bras est infirme, ou comme la Reine (Blanche-Neige) qui apparaît bossue…  

Et oui, c’est peut-être consternant de l’avouer, mais les films d’animation sont tout de même bourrés d’à-prioris foncièrement ridicules : Si l’on n’est pas beau, grand et fort, on est un « méchant » ! Sur ce point, admettons que seuls Shrek, Fiona et la Bête (La Belle et la Bête) sont des gentils au physique disgracieux !

Néanmoins, le « méchant » n’est pas toujours moche : Gaston est un belâtre, la sorcière dans Blanche-Neige, est une femme bien faite ; mais on peut affirmer que si le méchant n’est pas moche, il est forcément antipathique, de par certains de ses traits, de par son regard ou sa posture. La représentation du statut gentil / méchant est donc avant tout visuelle, les créateurs ont recours de façon systématique à des procédés de caractérisation basiques qui permettent, notamment à l’enfant, de reconnaître immédiatement qui est le gentil et qui est le méchant.

Autre caractéristique : la couleur dominante du méchant est le noir dans toutes ses déclinaisons (gris, violet ou vert-caca) et le rouge (qui renvoie symboliquement à la mort, mais aussi parceque c’est une couleur facilement repérable) ; le méchant vit dans les ténèbres ou dans les recoins : La méchante fée (la Belle au Bois Dormant) vit recluse ; le repère de Gaston (La Belle et la Bête) est un bar miteux mal fréquenté ; Ursulla (La Petite Sirène), occupe le fond de l’océan. Tous ont des visages anguleux, marqués et sombres : des caractéristiques qui permettent à l’enfant de l’identifier dès le départ.

                                                                                                                merlin0 dans Les Films d'Animation

Les voix des méchants sont caractéristiques : sombres, caverneuses, parfois enrouées ; elle tranchent bien souvent avec les voix claires et fluettes des héros ; l’exemple le plus frappant se situe dans la Petite Sirène où l’attribut principal de l’héroïne (sa belle voix) est substitué par Ursulla qui s’en sert, à son tout pour séduire Eric.

Les Seconds Rôles chez les Méchants

3 octobre 2007

Article 5/6 du Dossier de Octobre 2007  

HadèsLES SECONDS RÔLES CHEZ LES MECHANTS

Les méchants agissent rarement seuls, ils sont très souvent aidés par des complices :

  • Hadès se sert de Megara et de Peine et Panique,

  • Jafar se sert de Iago,

  • Prince Jean de Persifleur (Triste Sire),

  • Mac Leach est obéït de Johanna,

  • Skar dispose des hyènes,

Le shéma est toujours le même : le méchant principal dispose de ses accolytes (qui vont souvent par paire) pour l’aider à exécuter leur plan. Le second rôle est sous la coupelle du méchant principal ; il n’en est que l’exécutant et est complètement sous ses ordres. Il est son esclave et le méchant se donne tous les droits sur lui, ce qui donne naissance à de délicieux passages comiques… Tous ces seconds rôles ont un point commun, celui de n’avoir pour unique objectif que de nous faire rire.

On se rappelle des hyènes tentant de poursuivre Simba et renonçant face à des ronces, de Peine et Panique qui échouent à cause de l’arrivée de deux paysans ou bien de Johanna (Bernard et Bianca au pays des Kangourous) qui prend des coups… La crainte de leur maître est telle qu’ils n’avouent pas avoir échoué et coulent tranquillement des jours heureux en attendant le retour de bâton. Entre deux, chacune de leurs apparitions nous tord de rire puisqu’ils se révèlent incapables, la plupart du temps, de mener à bien leur mission.

 

IAGO : UN SECOND RÔLE D’EXCEPTION

Aladdin-06.jpg  Le personnage de Iago (Aladin) est assez atypique et mérite que l’on s’y attarde un peu.  

Si tout le monde s’accorde à dire que le vrai méchant dans Aladin est Jafar, un regard plus avisé aura vite fait de remarquer que Iago tient une place à part entière dans ce duo. Iago ne se contente pas d’être un exécutant : il monte des plans avec son maître ; d’ailleurs, l’idée de marier Jasmine à Jafar ne vient pas de ce dernier : c’est Iago qui lance l’idée, qui, de prime abord, étonne Jafar lui-même. 

Iago est une sorte de mise en abîme de la méchanceté puisque ce dernier aide Jafar et ne subit ses colères que parce qu’il berce lui-même le secrêt espoir de devenir Grand Vizir sous les ordres de Jafar (Une initiation à la politique pour nos enfants ?). D’ailleurs, Iago ne semble pas dépendant de Jafar : il garde son indépendance tout au long des autres épisodes d’Aladin, navigant tour à tour entre les méchants et les gentils, pactisant avec Aladin puis revenant vers Jafar selon le contexte. Ce second rôle tranche avec les seconds rôles habituels : il n’accepte de jouer les sous-fifres que pour mieux servir ses propres intérêts.

Portrait de vos 3 méchants préférés

3 octobre 2007

Article 6/6 du Dossier de Octobre 2007  

Le mois dernier, nous vous avons proposé de voter pour votre méchant préféré. Voici donc le portrait des 3 méchants qui ont eu votre préférence :

Portrait de vos 3 méchants préférés dans Les Films d'Animation photo_740108      Javotte et Anastasie

Ce sont les deux demi-soeurs de Cendrillon. Elles incarnent la jalousie et la rancoeur, plus précisément celle que l’on ressent contre un frère ou une soeur. Javotte et Anastasie représentent la mauvaise éducation : celle faite dans l’excès, dans le vice et dans le culte de l’enfant-roi. Cette éducation est stigmatisée par le physique disgracieux des deux jeunes filles : des pommettes excessivement saillantes, un nez énorme ou pointu, une machoire déformée et des rondeurs inappropriées. En réalité, Javotte et Anastasie ne forment qu’une seule et même personne : leurs répliques vont de pair et se complètent l’une l’autre. Elles sont le pendant de Cendrillon et permettent de mettre en valeur la beauté, la simplicité et la douceur de cette dernière. Classées dans la catégorie des Faux-Méchants, Javotte et Anastasie sont également l’occasion de se moquer le la bourgeoisie auto-suffisante et ridicule, et de remettre en cause une conception éronée de l’amour : celle qui croit que pour le rencontrer, il faut courrir après.

Leurs prénoms : Le prénom Javotte désigne une masse de fer coulé dans laquelle est encastrée une enclume. Quant au prénom Anastasie, il désigne la censure notamment dans la presse (le mot tire probablement son origine du pape Anastase Ier qui a inauguré la censure chrétienne en interdisant certains livres). Le prénom, dans les films d’animation, est toujours un révélateur !

 

scar1.jpg      Scar

C’est l’oncle de Simba (Le Roin Lion). Scar incarne avant tout le mythe des guerres fratricides (entre frères) et la jalousie devant la réussite de l’autre. Scar est aussi le pendant de Mufasa : Mufasa représente l’image du « bon » roi, celui qui respecte ses sujets, le juste ; alors que Scar représente le « mauvais » roi : le despote ou le tyran, dont seule la satisfaction personnelle est en jeu dans sa façon de reigner. Scar représente également la trahison dans un sens quasi-religieux puisque sa trahison fait penser à celle de Juda…

Il est manipulateur : Simba n’est pour lui qu’un moyen de toucher son frère et d’accéder au trône. Méchant-Cupide, ses méthodes sont violentes et expéditives. Néanmoins, Scar ne se « salit » pas les mains pour autant et laisse à ses sous-fifres (les hyiènes) le soin d’exécuter le sale boulot (tuer Simba, par exemple). Calculateur, Scar est un fin stratège. C’est néanmoins un bien piètre comédien, puisque sa prestation auprès de ses nouveaux administrés laisse ceux-ci plutôt dubitatifs. A travers ce personnage, l’enfant comprend le cycle éternel et apprend notament que dans la vie, tout acte a des répercussions. Il est également mis en garde contre les excés de pouvoir : le despotisme, l’intolérance et l’égoïsme.

J’attire votre attention sur la façon particulièrement violente, ce qui reste rare chez Disney, avec laquelle Scar est tué (dévoré par les hiènes). Plusieurs interprétations peuvent être faites sur ce point :

  • La morale de l’histoire est : « respectez le cycle éternel, faute de quoi, vous risquez de mourir » : un message écologique ?

  • La morale de cette histoire  est : « ne faites pas le mal, vous serez sévèrement puni » : un message à caractère quasi-religieux ?

  • La morale de l’histoire est  »une personne mauvaise mérite de mourir » : un message POUR la peine de mort ?

Son prénom : Le mot « scar« , en anglais, signifie « cicatrice« , à l’instar de celle portée par le personnage, mais également à l’instar de celle qu’il laissera à tout jamais dans l’esprit de Simba. Scar est lui-même « marqué » par la vie : physiquement (sa cicatrice), mais aussi mentalement puisque dès le début de l’histoire, il apparait comme un être amer et empli convoitise. 

Merci à Pitouwh pour son interprétation : pitouwh.unblog.fr

Plutôt qu’une référence à Judas avec le fratricide commis par Scar, je pense qu’il faudrait mieux y voir une référence à Abel et Caïn, deux des frères nés d’Adam et Eve et dont le second tua le premier par jalousie… ce qui ressemblerait plus à l’histoire du Roi lion.

Mais il est aussi une autre référence évidente dans ce chef d’oeuvre d’animation : celle au Hamlet de Shakespeare, où Hamlet voit son père tué par son oncle avant que celui-ci ne vole le trône. Hamlet fuit alors son royaume et, quand il y reviendra, ce sera pour se venger de son oncle et le tuer… oui, c’est exactement la même histoire ! (et en plus, dans les deux histoires, le père mort réapparaît à son fils sous la forme d’un fantôme, dans les deux cas pour le pousser à reconquérir sa place).

Merci à vous Pitouwh

 

crochet1.jpg     Le Capitaine Crochet

C’est l’ennemi juré de Peter Pan. Le Capitaine Crochet peut être classé parmis les Faux-Méchants. Il est le pendant de Peter Pan puisqu’il représente (tout comme Scar), la mauvaise façon de gouverner : une façon violente, irrespectueuse, despotique et égoïste, alors que Peter Pan est un chef de file quelque peu directif, certes, mais tout à fait ouvert au changement. C’est la méchanceté de ce capitaine qui met en valeur la gentillesse de Peter. Il représente la « mauvaise » façon d’acquérir les choses (par la force), il est le mauvais fils, celui qui ne trouve pas de maman à sa mesure. Il représente également la punition qui menace lorsque l’on a un mauvais comportement : tout comme nous, nous menaçons nos enfants du « père fouétard » ou de la « bêbête », Crochet sait que le « crocodile » est là et veille à la moindre occasion de le punir. La crainte de Crochet est en totale contradiction avec ses aspirations : il apparait ainsi comme un personnage ridicule et assure les scènes comiques du film.

Le Capitaine Crochet est, lui aussi, un faux-méchant : ses attitudes ne sont qu’une réponse au monde qu’il l’entoure et sa méchanceté est le seul moyen qu’il a trouvé pour que ses quatre volontés soient exécutées.

Son prénom : Il est particulièrement révélateur ; il évoque à la fois sa mutilation physique (la « punition » du crocodile) et son esprit tordu (comme un crochet), une façon peut-être, encore, de sous-entendre que la méchanceté est anormale. C’est néanmoins un « Capitaine », une façon encore de ridiculiser l’autorité.

 

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Nocturna la Nuit Magique

29 septembre 2007

Ce film,  réalisé par  Victor MALDONADO & Adrià GARCIA (deux jeunes réalisateurs espagnols) est le résultat de l’association de deux studios : Animakids Production (France) et  Filmax Entertainment (Espagne), sortira le 24 octobre prochain.

                                                            Nocturna la Nuit Magique dans Sorties au Cinema... P156191246588231

L’Histoire :

Qu’est-ce qui rend la nuit si mystérieuse ? Qui se cache derrière toutes ces choses inexplicables qui arrivent à la nuit tombée ? Qu’est-ce qui fait que l’on s’endort et que l’on rêve ? Pourquoi se réveille-t-on la bouche sèche, les cheveux en bataille, nos pieds pendants sur le côté du lit ?Que devient notre deuxième chaussette ? Et qu’en est-il de ce besoin irrépressible d’aller faire pipi ? Se pourrait-il qu’il y ait quelqu’un, quelque part, qui s’assure du bon déroulement de toutes ces choses ?

                                                            P156192141826803 dans Sorties au Cinema...

 

Dans l’orphelinat où vit Tim, la vie se déroule au rythme des parties de ballon dans la cour, des courses-poursuites dans les couloirs et des moqueries entre camarades… Un soir, alors que tout le monde dort, Tim voit tomber du ciel “son” étoile, Adhara, à qui il a l’habitude de se confier avant de se coucher. Voulant suivre sa chute, il glisse du toit où il s’est perché et est miraculeusement secouru par le Berger des Chats. Allant de surprises en surprises, Tim découvre que toute une organisation incroyable et insoupçonnée régit le monde de la nuit, sous le contrôle avisé de Moka. Tim rencontre les personnages qui rendent la nuit si magique et par la même, découvre que ce nouveau monde est en danger… Une ombre menace les habitants et Tim semble être, malgré lui, le seul à pouvoir les défendre. A moins que les Ébouriffeuses, Monsieur Pi ou Moka ne se décident à l’aider dans sa course contre l’obscurité envahissante…

                                                            P15619635411447

Extraits de la revue de presse :

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La nuit et plus particulièrement l’obscurité qui la constitue, font certainement partie des peurs les plus universelles. Même adultes, certains d’entre nous restent effrayés quand ils sont dans une pièce obscure. Pour Nocturna La Nuit magique, nous sommes partis de cette réalité universelle pour créer une histoire qui n’est attachée à aucun lieu ou époque définis, tout en préservant l’esprit des contes de fées classiques. Référence directe aux contes d’Andersen ou des Frères Grimm, cet esprit continue à fasciner les enfants d’une génération à l’autre. De telles histoires sont toujours basées sur un concept simple, auquel le jeune public s’identifie immédiatement. Sur le principe d’une fable moderne, Nocturna La Nuit magique se veut un voyage initiatique où chaque spectateur peut s’identifier au héros, tout en se rappelant éventuellement comment il a pu surmonter ses propres peurs du noir. L’animation reste pour nous le médium idéal pour recréer des mondes imaginaires et développer de surprenants environnements visuels. L’histoire de Nocturna La Nuit magique nous a permis de créer un univers unique où cohabitent des éléments tirés à la fois de l’imagination des enfants et de notre propre culture visuelle. Ces éléments prennent ici la forme de jouets, de poupées, de marionnettes, de figurines ou de bâtiments tortueux évoquant l’image de villes européennes du début du 20ème siècle, aux rues brumeuses éclairées par la lumière diffuse des lampadaires qui les surplombent. Grâce à la technique de l’animation traditionnelle, cette représentation enfantine de la nuit en ville a pu prendre vie. Notre défi fut de trouver le juste équilibre entre la représentation d’un univers sorti de l’imagination d’un enfant et la représentation d’un monde caché, superposé au nôtre : le monde fascinant de Nocturna – mais ni trop sombre ni trop fantasmagorique. Pour atteindre cet équilibre, il était nécessaire d’utiliser pleinement la lumière afin d’unir l’histoire à l’atmosphère originale et si particulière de Nocturna. Lumière et obscurité deviennent ainsi des éléments clés de l’intrigue. L’évolution constante de l’animation 2D tend à libérer la créativité de ses contraintes techniques. Les avancées technologiques ont apporté aux animateurs polyvalence et spontanéité et ont donné aux producteurs plus de souplesse dans le processus de création. Elles ont ainsi permis la naissance de productions plus personnelles qui, grâce à leur originalité, ont séduit les jeunes générations. Convaincus et conquis par sa ressemblance visuelle avec le monde de l’illustration et des contes pour enfants, la 2D s’est naturellement imposée à nous. C’est en partie grâce à cette technique que Nocturna La Nuit magique atteint sa dimension de “film-fable”. A travers ce monde empreint de poésie et d’émotion, notre voeu le plus cher serait que le souvenir de ce film accompagne quotidiennement les enfants (et pourquoi pas leurs parents…) afin de les aider à surmonter cette irrépressible “peur du noir” .

                                                            P15619514211035

A savoir !

  • Nocturna la Nuit Magique est le premier long métrage que réalisent Victor Maldonado et Adrian Gardia.
  • Dans Nocturnia, c’est Patrick Noérie qui prête sa voix aux personnages des Lumignons. Ce comédien a longtemps été la voix de Georges Clooney, notamment dans la série Urgences !
  • Jean-Luc Reichman fait, lui aussi, partie du casting !

Donald fait le scandale chez Disney…

28 septembre 2007

VOUS AUSSI ENRICHISSEZ CETTE RUBRIQUE EN NOUS RACONTANT

VOS ANECDOTES LIEES AU MONDE DE L’ANIMATION…   

Encore un scandale chez Disney !!
Image IPB
Et pourtant il avait l’air sympa au premier abord Donald…

Là, ‘faut vraiment arrêter l’animation !

Blanche-Neige : Secrêts de tournage

25 septembre 2007

Blanche-Neige : Secrêts de tournage dans Les Films d'Animation blanche-neige-gif-001

Blanche-Neige et les 7 Nains (Snow White) est le premier film d’animation réalisé en 1937 par les studios Disney. C’est Walt Disney lui-même qui en a eu l’idée : il avait visionné dans son enfance, une version muette du film qui l’avait fortement impressionné.

Vous savez peut-être déjà que ce film est inspiré du conte de Jacob et des Frères Grimm. Mais le film regorge de références toutes très différentes :

La scène où Blanche-Neige s’enfuit dans la forêt, après que le chasseur l’ait épargnée est d’inspiration nordique : les animateurs chargés de cette scène étaient eux-mêmes suédois. La scène a certainement été inspirée des gravures de Gustave Doré : les arbres se transforment en monstres qui ressemblent fort aux esprits sylvestres malfaisants que l’on rencontre dans les contes nordiques.

Les fameuses joues rouges de Blanche-Neige : Pendant toute la période de la production du film, on s’est demandé comment donner un peu plus de vie au personnage… c’est au dernier moment, juste avant que le film ne sorte que l’on décida de lui mettre du rouge sur les joues…

C’est avec Blanche Neige et les sept nains que la firme Disney a lancé la pratique des droits dérivés, consistant à percevoir un pourcentage sur l’usage de personnages, et qui représente une des entrées majeures de la société aujourd’hui.

C’est la création de film qui fit apparaitre une grande avancée dans le cinéma : l’utilisation de la caméra multiplane, qui permet de créer un effet de relief.

     blanche_neige024 dans Les Films d'Animation  Les Chiffres :

  • 3 ans de réalisation

  • une équipe de presque 1000 personnes (!)

  • un budget d’1.5 millions de dollards

  • 200 Millions de spectateurs depuis la sortie du film

blanche-neige-gif-022      Les 7 Nains censurés :

L’une des chansons des 7 nains a du être suprimée avant la sortie de film, mais j’ai réussi à vous retrouver les paroles (dure la censure !)

Quand on n’a plus un poil sur le caillou
                  
A quoi bon se faire des cheveux

                  
Parce qu’on n’a pas de cheveux?

                  
Plus besoin de se peigner

                  
Quand on sent qu’elles vont nous faire faux bond

                  
Quand les articulations commencent à grincer

                  
Il faut un peu s’entraîner

                  
                  
Marcher en chantant un air gai

                  
La voix va peut-être craquer

                  
Mais on ne peut pas être parfait

 

bln.jpg      La création des personnages :

Walt Disney lui-même décida des personnes qui allaient « prêter » leur visage aux personnages :

  •     Blanche Neige :  Janet Gaynor, 14 ans         

  •     Le Prince : Doug Fairbanks, 18 ans

  •     La Reine : un mélange de Lady MacBeth et du Grand Méchant Loup. Une beauté parfaite et inquiétante, toute en courbes…

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    Merci à Pitouwh pour son commentaire intéressant : pitouwh.unblog.fr

    - la caméra multiplane ne permet ainsi pas réellement de créer un effet de “relief” mais de “profondeur”, ce qui est légèrement différent. C’était en fait la première fois que l’on utilisait des cellulos, ces feuilles transparentes et plastifiées que l’on empilait et qui permettaient de séparer les divers éléments de l’image comme les personnages, les décors et les “effets spéciaux” (en animation, sont appelés “effets spéciaux” tout ce qui nécessite d’être animé et qui n’est pas vivant, comme un rocher qui tombe, l’eau qui coule, de la fumée,…). Cette décomposition de l’image en cellulos permettait donc de travailler les éléments séparemment et de jouer sur la couleur et la netteté pour créer l’impression de profondeur, le tout étant en suite réuni par la caméra multiplane.

    - en ce qui concerne les visages à l’origine des persos, Disney alla même plus loin puisqu’il fit en premier lieu filmer une version simplifiée de tous ces films en studio, pour calquer son animation sur la performance d’acteurs réels. Il faut se rappeler à quoi ressemblait l’animation à l’époque, son manque de réalisme dans la plupart des cas (hormis Winsor McCay et son dino Gertie). Disney voulait passer à la vitesse supérieure pour ce premier long-métrage d’animation et, s’inspirant du principe de la rotoscopie des frères fleischer (qui consiste à animer un perso en décalquant ses mouvements directement sur l’image d’un acteur filmé), il chercha en fait à comprendre qu’elle était la nature du mouvement grâce à ces versions filmées de ses dessins animés. Ce qui donnera les 10 règles de l’animation disneyenne, règles qui régissent aujourd’hui encore la majorité de l’animation…

    Bienvenue

    24 septembre 2007

                   Bienvenue fees_clochettes     

    Soyez les bienvenus sur le blog filmsdanimation.unblog.fr.

    Ce blog est consacré à l’interprétation du monde de l’animation, et cherche notamment à adopter un oeil un peu plus avisé sur ce monde  à la fois fascinant et commercial. Au programme : des articles, des quizz, des infos étonnantes, des extraits et chaque mois, un dossier « spécial ».

    Soyez actifs sur ce blog :

    • Demandez votre article (extrait, portrait de personnages…) en utilisant la rubrique « Demande d’articles » en haut à gauche,

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    • N’oubliez surtout pas de signer le Livre d’Or !!

    En espérant que vous aurez toujours autant de plaisir à me lire que j’en ai à écrire…

    QUIZZ N°3 : Qui suis-je ?

    22 septembre 2007

    Etes-vous prêts pour ce troisième QUIZZ fait maison ?

    Attention : Niveau Facile Clin doeil

    « Retrouvez le héro d’animation qui se cache derrière ces définitions… »

    N’oubliez pas de préciser votre pseudo, pour le tableau d’honneur!!!

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    Plagiat chez Disney : Dénonciation !

    21 septembre 2007

    Fans de Disney, attendez-vous à être un peu malmenés… Certains mythes s’effondrent en peu de temps.  

     1- NEMO contre PIERROT

                                                                                                                  Image IPB

               Le Monde de Nemo est une réussite, tant d’un point de vue esthétique que commercial ! Mais saviez-vous qu’en 2002, un français nommé Franck Le Calvez a édité son livre intitulé Pierrot le poisson ? Ce livre pour enfant a rencontré un franc succés ; il raconte l’histoire d’un petit poisson-clown qui perd sa maman et qui erre longtemps dans les affres de l’océan… cela ne vous rappelle rien ? Franck Le Calvez a attaqué les studios Disney après la sortie du Monde de Némo. Quelques temps après, le verdict tombe : Franck le Calvez perd son procés, comdamné à verser à ses adversaires plus de 25000 Euros !!

    2- JAFAR, L’INACHEVE DE R. WILLIAMS

    En 1968, Richard Williams commence à travailler à un nouveau projet de film pour la Warner. Ce film ne sera malheureusement jamais terminé… Mais cela n’a pas été perdu pour tout le monde ! Regardez les images suivantes, les ressemblances sont plus qu’étonnantes !!!!

              Image IPB          Image IPB          Image IPB

     

    3- LE ROI LION ou LE ROI LEO :

    Image IPBImage IPBImage IPBImage IPB 

    Vous vous souvenez peut-être de ce vieux manga… Le Roi Leo était une série TV créée par Osamu Tezuka en 1951!! Une pétition signée par 1100 fans, artistes et dessinateurs de mangas japonais fut adressée à Disney en 1994 pour protester contre l’adaptation sans autorisation du travail de Tezuka. En effet, le Roi Lion, l’un des plus gros succes au box-office de tous les temps serait directement inspiré de Le Roi Léo, sans que Disney ne l’aie jamais reconnu.

    QUE PEUT-ON EN CONCLURE ??

    « La différence entre l’hommage et le plagiat, c’est qu’on est plagiaire quand on perd le procès » 

    Simple « inspiration » ou pillage artistique caractérisé ? A l’époque de Walt, les oeuvres du studio Disney s’inspiraient d’autres oeuvres en toute transparence sous forme d’hommages ou de références plus ou moins directes.
    Maintenant, ils plagient sans scrupule et démentent ou envoient une armée d’avocats pour faire taire le premier qui se plaint…
    Et aujourd’hui, on peut jouer au « qui pompe sur qui » entre Disney-Pixar et Dreamworks :

    • 1001 pattes – Fourmiz
    • Nemo – Gang de requin
    • The wild – Madagascar
    • Ratatouille – Flushed away

    Et j’en oublie sûrement…

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