Redécouvrez V.Kourtchevski, maître de la marionnette

25 juin 2007

Jeudi 5 juillet 2007

à 19h30, au cinéma Le Denfert, Paris 14e (M° Denfert-Rochereau).

« Au royaume de Vadim Kourtchevski « 

Pour son dernier rendez-vous de la saison, l’Animathèque propose, en collaboration avec le cinéma Le Denfert et Arkeion Films, de redécouvrir le cinéaste russe Vadim Kourtchevski (1928-1997), maître de la marionnette.

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Mon Crocodile vert

Mon Crocodile vert (Moj Zelenyj Krokodil)
Vadim Kourtchevski, marionnettes, 9 min.12, Soyouzmoultfilm, 1966, 35 mm. VOSTF.
Le petit crocodile vert et la jolie vache partageaient le même goût pour les fleurs et les feuilles, c’est pourquoi ils tombèrent amoureux l’un de l’autre…

Le Mystère du grillon du foyer (Tajna zapecnogo svercka)
Vadim Kourtchevski, marionnettes, 27 min.16, Soyouzmoultfilm, 1977, 35 mm. VOSTF.
La jeunesse de Mozart… D’après le conte de G. Tsiferov.

La Légende de Salieri (Legenda o Salieri)
Vadim Kourtchevski, marionnettes, 18 min.19, Soyouzmoultfilm, 1986, 35 mm. VOSTF.
Comment Salieri, musicien célèbre, bouleversé par le génie de Mozart, mais jaloux de ce talent qu’il est conscient de ne pas posséder, se résout à l’empoisonner pour échapper à l’ombre que Mozart porte à sa gloire. D’après Mozart et Salieri de Pouchkine.

Le Maître de Clamecy (Master iz Klamsi)
Vadim Kourtchevski, dessin & marionnettes, 25 min., Soyouzmoultfilm, 1972, 35 mm. VO & lecture des dialogues.
Adaptation du récit de Romain Rolland Colas Breugnon.

Durée : 80 minutes environ.
Séance présentée par Marina Feodoroff.

Gratuit pour les adhérents de l’Afca sur réservation impérative.
Tarif unique : 5,50 €.
Rens. : 01 40 23 08 13

Pour ceux qui y participeront, merci de nous faire part de vos commentaires!

La Petite Sirène ou les enfants en otage

24 juin 2007

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Je dédie cet article à ma plus jeune soeur, qui a visionné (et qui m’a fait visionner) ce film des dizaines, des centaines, des milliers de fois… 

La Petite Sirène est l’un des films d’animation les plus réussis : Une magnifique histoire d’amour impossible, des chansons rythmées et une multitude de personnages tous plus attachants les uns que les autres.

Mais à bien y regarder, nous pouvons constater que la jeune Ariel est l’image même de l’enfant pris en otage par ses deux parents séparés. En effet, le personnage du père est bien stéréotypé : c’est l’homme fort, qui représente le pouvoir (c’est le roi Triton), l’autorité et l’interdit : c’est lui qui interdit à Ariel d’être en relation avec les hommes (= l’autre monde, qui représente, bien sûr, le sexe opposé).

La figure de la mère est un peu moins facile à décrypter ; mais nous pouvons affirmer qu’Ursula en est une image détournée : Elle précise notament qu’elle avait, à une époque, une place privilégiée au palais, place qu’elle semble avoir perdue à cause de son comportement : « de mon temps, on savait s’amuser, à l’époque où moi, je vivais au palais« , se lamente-t-elle ; et elle enchaîne : « et maintenant, regardez-moi… balayée de tous comme une vulgaire courtisane!« . A ces derniers mots, on peut comprendre qu’elle était la femme du roi Triton, et que son comportement quelque peu déplacé a provoqué leur rupture définitive.

De là à imaginer que la jeune Ariel est sa fille, il n’y a qu’un pas : voyez comme cette sorcière passe son temps à l’observer de loin, en silence.

On peu donc affirmer que l’histoire de La Petite Sirène symbolise le déchirement de deux adultes séparés, avec entre eux, les enfants, qui subissent : Ariel, en effet, semble être l’occasion pour Ursula de se venger du roi Triton (son ancien amant), figurant ainsi ce que de nombreux enfants vivent au sein de leur propre famille : Ursula se sert d’elle, de sa confiance, de son ignorance, dans le seul but de toucher le roi Triton ; Triton, quant à lui, est furieux de savoir que sa petite dernière a eu des relations avec cette femme détestée.

Nous pouvons aller plus loin dans cette analyse : Le roi Triton représente pour la jeune fille le père castrateur ; d’ailleurs tant qu’Ariel vit sous son toit, elle est « frustrée » par sa queue de poisson qui peut représenter une sorte de « ceinture de chasteté » rendant impossible pour elle toute sexualité. C’est auprès de la figure maternelle (Ursula), femme émancipée et sans complexe (voyez comme elle étale ses formes généreuses), qu’Ariel va pouvoir s’affranchir de l’interdit posé sur le sexe : c’est Ursula qui lui permet d’avoir des jambes (attribut suprème de la féminité), et c’est en s’éloignant de la maison du père, en fugant, même, qu’elle va pouvoir rencontrer l’amour. La preuve en est : pour pouvoir vivre pleinement son amour, même avec la bénédiction de son père, elle sera forcée de garder ses jolies jambes et de faire une croix définitive sur sa queue de poisson.

Une fois encore, nous pouvons constater à quel point les  films d’animation traitent de sujets en rapport direct avec les grandes problématiques de notre société : la figure du père y est, certes, quelque peu stéréotypée, mais elle reflète bien l’image fondamentale que nous en avons. De même, la figure d’émancipation sexuelle, représentée par une femme (Ursula), reflète la symbolique diabolisée (lointainement issue de notre culture religieuse… ) que notre société met encore aujourd’hui sur la sexualité de nos jeunes filles.

Cet article vous parait insencé, tiré par les cheveux, ou au contraire absolument révélateur ? Réagissez en laissant votre commentaire!!!

LES ANIMAUX DANS LES FILMS D’ANIMATION

14 juin 2007

ours.bmp Chaque animal dans les films d’animation représente une valeur ou un symbole. Voici une liste non exaustive que vous pouvez, vous aussi compléter :

Le CHAT : Représente la socialisation extrême et ses travers

Films de référence : Les Aristochats ; La Belle et le Clochard

Le CHEVAL : C’est, en général, un messager pour le héros

Films de référence : La Belle et la Bête (Philibert) ; Cendrillon

Le CHIEN : Représente le choix entre la liberté ou l’esclavage

Films de référence : La Belle et le Clochard ; Rox et Roucky

Le CRIQUET : C’est la conscience qui surgit sans prévenir

Films de référence : Pinocchio ; Mulan

Le LION : C’est l’allégorie de la loi du plus fort

Films de référence : Madagascar ; Le Roi Lion

L’OURS : Représente les bienfaits de Dame Nature

Films de référence : Frère des Ours ; Le Livre de la Jungle

Le RENARD : C’est, bien sûr, la ruse, mais au service du bien

Films de référence : Rox et Roucky ; Robin des Bois

Le SERPENT (et tout autre animal qui lui ressemble de par sa morphologie) : Il représente la bêtise et l’ignorance ; c’est toujours un personnage de dernier plan au service du méchant et constitue souvent une référence biblique.

Films de référence : Robin des Bois (Triste Sir) ; Bernard et Bianca (Johanna) ; La Petite Sirène (les Sillures)

Le SINGE : C’est l’homme à l’état primitif

Films de référence : Tarzan ; Le Livre de la Jungle

La SOURIS : C’est une communauté parallèle qui devrait servir de modèle à l’homme pour ses valeurs d’entraide et de bonhommie. Elles représentent le dernier espoir et prouvent que dans la vie, on n’est jamais seul.

Films de référence : Cendrillon ; Bernard et Bianca

Cette liste vous semble incompète ; vous n’êtes pas tout à fait d’accord avec certaines interprétations ? N’hésitez pas à réagir en laissant vos commentaires…

Défi de Bloguers

12 juin 2007

Nouvelle mode sur les blogs : se lancer des défis. Moi, c’est mamana14ans qui me l’a lancé.

Le but du jeu : les défiés doivent écrire 7 choses à leur propos sur leur blog. Puis ils doivent à leur tour lancer le défis à 7 autres personnes et en leur laissant un comm’ sur leur blog pour les informer.

1- Je suis une maniaque du ménage, de la propreté, du rangement

2- Je suis particulièrement susceptible, mais ne le dis jamais

3- Ma Maîtrise de lettres m’a servi pendant longtemps… à faire des pizzas!

4- C’est en mettant mon fils au monde que je suis venue au monde

5- Je suis toute petite et mesure à peine 1m50

6- Je suis issue d’une des ZEP les plus difficiles de France

7- Je suis une fan inconditionnelle des dessins animés (mais ça, vous le saviez déjà!)

Je défie : dada023.skyrock.com – lecondevie28.skyrock.com - dylanlefooteux11.skyrock.com – grosbisous.unblog.fr -davoleouf.skyrock.com – lana-kiff-foot.skyrock.com – tpavis.skyrock.com

Les Indestructibles… la vie est ennuyeuse !

10 juin 2007

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Lorsque j’ai visionné « Les Indestrucibles« , je me suis profondément ennuyée. Ce film d’animation m’a semblé insipide, peu intéressant, et je me suis demandé pourquoi moi, plutôt fan de tout film d’animation, je n’ai pas « accroché » avec celui-là.

Les Indestructibles passe beaucoup de temps à présenter une famille-type, avec ses soucis quotidiens : le papa qui s’ennuie au travail, la maman qui gère le ménage, donne à manger aux enfants, téléphone à papa, les enfants qui se chamaillent, avec la grande qui traverse sa crise d’ado… et voilà pourquoi, je pense, ce film n’a pas eu autant de succès que d’autres : il nous renvoie à notre quotidien, à nos petites habitudes, à la vie de Mr et Mme Toutlemonde.

Même s’il développe des valeurs qui nous parlent (l’entraide entre les membres de la famille, la fratrie, la vie de couple…), ce film d’animation n’a rien d’extraordinaire et nous renvoie inlassablement vers notre quotidienneté, alors que nous attendons d’un film, et plus encore d’un film d’animation, qu’il nous fasse rêver, qu’il nous transporte en dehors de notre petite vie, qu’il nous présente des personnalités hors du commun. Certes, ses personnages sont des supers-héros, mais ils sont présentés dans leur vie quotidienne pendant une bonne partie du film, et le message substantiel que l’on peut recevoir de ce film, c’est : nous sommes tous des supers-héros, chacun d’entre nous possède ce je-ne-sais-quoi de particulier. Le message, en lui-même, est louable, mais, malheureusement, on y est peu sensible…

Il s’agit du premier film de la société Pixar mettant en scène des êtres humains. La ressemblance n’est toutefois pas parfaite, bien que la technique ait visiblement bien progressé, puisqu’ils conservent un aspect très « cartoon » et qu’il ne s’agit donc que d’un « semi-réalisme ». Il n’en va pas de même de la psychologie des personnages, très étudiée afin de coller à la réalité, et qui frise parfois la caricature pour mieux participer au comique de la situation (Par exemple lorsque Monsieur et Madame Indestructibles entament une scène de ménage en pleine action dangereuse).

Le film cède également à la tendance du moment, consistant à mettre en perspective le mythe du super-héros. Il abonde ainsi de références aux géniteurs du genre : James Bond (l’île de Syndrome), Superman (M. Indestructible et sa cabine téléphonique), et l’œuvre d’Alan Moore lui-même : la famille Indestructible évolue dans un monde qui, comme celui d’Alan Moore, se méfie d’eux et ne leur fait pas confiance. À l’inverse toutefois, l’histoire ne débouche pas sur un constat pessimiste mais sur une leçon d’espoir puisque, pour le bien de tous, il importe que l’individu puisse mettre ses qualités à la disposition de la collectivité. Leçon très américaine et très post 11 septembre car le vilain y recevra, grâce à cela, sa juste et impitoyable punition.

Alors, voilà, reconnaissons-le : le quotidien n’est pas intéressant ; ce qui est intéressant, dans la vie, comme au cinéma, c’est le piquant, c’est que qui nous fait sortir des habitudes…

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Goldorak : des rapports basés sur la force

10 juin 2007

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Souvenez-vous : En 1977 (je naissais… ), Jacqueline Joubert, en charge des programmes jeunesse d’Antenne 2, hérite d’une série japonaise achetée par la chaîne. Elle n’est pas très enthousiaste à l’idée de la diffuser et décide de tester la série en juillet à raison de 2 épisodes par semaine. Un mois après, la chaîne avait déjà compris que GOLDORAK allait faire un tabac, et ce grâce aux courriers des jeunes téléspectateurs  : les 6-14 ans étaient conquis par ces robots irréels qui volaient en éclat. 2000 lettres arrivaient quotidiennement à Antenne 2, signées par des enfants mais aussi par des parents et des enseignants qui relayaient l’engoûment des jeunes enfants.

Largement controversée à cause de la « violence » qu’elle donnait à voir aux plus jeunes, cette série animée fut un énorme succès.

Tout d’abord, notons-le, s’il est vrai que Goldorak signait la fin des bons vieux clichés animés, il pronait le BIEN : le héros faisait la guerre au mal, il était au service du bien. Par ailleurs, le fait de montrer des robots était efficace : pour les enfants, il s’agissait bien d’une « guerre de gadgets » qui ne relatait en rien la « vraie » guerre.

Les rapports humains eux-mêmes sont basés sur les rapports de force, et en cela, Goldorak reflétait tout à fait la réalité de la vie : un monde dans lequel le bien et le mal se battent quotidiennement et où, pour faire entendre ses valeurs, il faut savoir s’imposer.

Article inspiré de Nos Années Télé, ed. Filipacchi

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Madagascar ou l’image de la régression

7 juin 2007

 

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« Madagascar » est un film d’animation absolument fantastique : plein de couleurs, de rythmes… ce film a séduit petits et grands car l’histoire est simple, drôle et originale : Marty, le zèbre d’un zoo, décide, pour ses 10 ans de s’évader vers la vie sauvage. Ses amis du zoo, pris dans cette évasion sans le vouloir, découvrent eux aussi la vie sauvage, qu’ils n’apprécient pas du tout : Alex le lion redevient une bête sauvage.

Le premier thème que l’on peut remarquer dans ce film d’animation, est la LIBERTE, thème déjà développé dans de nombreux films d’animation, et notament dans  »La Belle et le Clochard« . La question est posée à l’enfant de choisir entre une vie sans obligation, mais triste, dure et solitaire, ou bien une vie socialisée, avec ses règles et ses contraintes qui permettent à tous de vivre mieux : Madagascar propose une sorte de compromis entre ces deux vie, puisqu’à la fin, les amis choisissent la liberté, mais décident aussi de vivre « ensemble », les uns devant s’adapter aux autres (et surtout pour Alex, qui doit apprendre à manger autre chose que de la viande).

Il est possible de comprendre ce film d’une façon un peu différente : Alex le Lion, lorsqu’il est sorti de son cocon habituel, où il est nourri et choyé comme un roi (et comme un enfant pourrait l’être chez ses parents), redevient « sauvage » : il chasse, attaque, se voit pousser des griffes… bref, il REGRESSE, comme le font certains enfants sortis de leur contexte confortable.

Devant l’inconnu, les enfants réagissent de deux façons différentes : Il y a ceux qui vont avoir tendance à régresser, à faire les bébés pour être protégés par les parents : Ceux-là s’identifieront à Alex, qui représente la peur de grandir, de devenir autonome et, donc, de s’éloigner des parents : on remarque, par exemple que lorsqu’il s’endort, Alex suce son pouce et cajole un doudou imaginaire ;

D’autres enfants sont plus explorateurs, ils s’adaptent à leur nouvel environnement : ceux-là peuvent s’identifier à Marty le zèbre, qui représente  le mûrissement et l’autonomie ; d’ailleurs, ce n’est pas un hazard s’il fête ses 10 ans au moment de sa « fugue » : c’est un âge psychologique où l’enfant se considère « grand ». Alex, lui n’a pas d’âge car on sait tous que l’on peut « régresser » à n’importe quel âge !

Outre le divertissement extraordinairement étonnant, Madagascar est une formidable préparation à devenir grand, qui incite les plus frileux à sortir d’eux-mêmes, à vaincre leurs craintes pour pouvoir SE construire et trouver sa place dans la société…

Monstres et Compagnie, ou les figures de l’interdit

4 juin 2007

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Le film d’animation « Monstres et Compagnie » est l’un des rares à présenter une mise en abîme : c’est l’histoire d’une petite fille qui passe de l’autre côté de la porte de sa chambre, là où habitent les monstres nocturnes qui font peur aux enfants.

La symbolique de la porte de la chambre est très prégnant chez les enfants : elle symbolise tout d’abord l’interdit suprème de la chambre des parents, dans laquelle l’enfant n’a pas le droit d’entrer : le couple que trouve Bouh de l’autre côté (Sulli et Bob) peut d’ailleurs faire office de parents : ils vivent ensemble.

Mais la porte symbolise également l’intimité profonde de l’enfant, celle qui doit être protégée et dans laquelle l’enfant apprend à ne pas laisser entrer n’importe qui… D’ailleurs, la scène de la chanson de Bouh (lorsque la petite fille est aux toilettes) est révélatrice à ce sujet : elle gronde lorsque Sulli tente d’entrer alors qu’elle n’a pas fini. 

Ce film explique aux enfants que laisser entrer quelqu’un dans son intimité, c’est y laisser entrer un monstre ; de même, tenter d’entrer dans la chambre des parents, c’est s’exposer à voir des choses interdites. D’ailleurs, cela n’est pas innocent que l’enfant représenté soit une petite fille : ce sont elles les plus exposées à ce type de dangers.

Voici donc un film d’animation particulièrement intéressant dans le traitement des tabous de notre société.

Une nounou pas chère…

4 juin 2007

En 1989, de l’âge de 4 ans à l’âge de 7 ans, un enfant vit 820 heures de classe pour 1000 heures de télévision, et cette baby-sitter électronique ne coûte que 23 centimes de l’heure!

Et vous, comment faite-vous garder vos enfants ?

Les Années 80… vive la télé !

4 juin 2007

En 1987, les 10-15 ans pensent que la télévision sert surtout à :

- se distraire …………………………… 50%

- connaître l’actualité ………………. 41%

- rêver ……………………………………..   9%

Et vous, aujourd’hui, qu’en pensez-vous ?

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