Archive de la catégorie ‘Les Films d’Animation’

Le Thème de la Différence

Mercredi 23 mai 2007

 

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Le thème de la différence est un thème récurrent dans les films d’animation, je dirais même qu’il est traité, d’une façon ou d’une autre, dans TOUS les films d’animation.

La raison est très simple : les films d’animation s’adressent avant tout à un public jeune,en devenir, et qui se construit au contact de l’autre. Pour un enfant, la question de la différence est prédominante et le fait de traiter ce thème de façon récurrente encourage tout d’abord l’enfant à comprendre que, par sa nature, il est foncièrement DIFFERENT ; en second lieu, cela lui permet de s’accepter en tant que tel, avec ses particularités ; enfin, une fois qu’il a « mûrit » cette idée, il peut apprendre à accepter l’autre et ses différences.

« Tarzan » traite très bien cette problématique : il représente le jeune enfant qui, à son état « primaire », tout empli de ses sensation, découvre le monde à travers son propre système sensoriel. On sait que l’enfant, même s’il ressent un profond sentiment d’appartenance à sa famille, est également en clin au « doute », à la sensation d’être « différent » des siens, au point que certains d’entre eux en arrivent à s’imaginer qu’ils ne sont pas réellement issus de leur famille ; voilà là le premier sentiment de différence que l’enfant ressent.

Tous les types de différence sont illustrés dans les grands films d’animation :La différence Physique (« La Belle et la Bête ») ; la différence entre les Générations, la différence de Race (« La Petite Sirène ») ; la différence de Classe sociale (« La Belle et le Clochard »), voire même la différence de Caste (« Les Aristochats ») ; la différence entre les sexes (« Mulan »)…

Plus encore : certaines différences, qu’ont n’aborde pas spontanément avec des enfants, leur sont ainsi présentées : la différence de sexualité (« Gang de Requin », voir notre article à ce sujet) ; la différence de structure familiale.

 « Lilo et Stitch » est particulièrement intéressant à ce sujet : Lilo est différente des autres de par sa structure familiale très particulière. A elle seule, Lilo incarne une nouvelle génération d’enfants, ceux dontla famille est éclatée, recomposée, ceux dont la souffrance s’exprime à travers une forme de violence, ceux qui rejettent les autres parceque l’autre les rejette.

C’est sûrement en cela, qu’on peut affirmer que les films d’animationsont modernes : ils ont su s’adapter pour continuer de parler à nos enfants de sujets qui les concernent, participant ainsi, à leur petit niveau, à l’évolution des mentalités vers l’acceptation de l’autre avec toutes ses différences, quelles qu’elles puissent être.

La Mort Symbolique

Samedi 5 mai 2007

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On a souvent accusé certaines scènes « difficiles » dans les films d’animation, d’être cruelles et insupportables pour le jeune public. C’est le cas notamment de la scène de la mort de la mère dans Bambi.

Lequel d’entre nous peut affirmer ne pas avoir été bouleversé à la découverte de cette scène ?

L’utilité de ces scènes est pourtant primordiale. Bambi est un récit initiatique : c’est l’histoire d’un jeune qui, pour se faire adulte, traverse un certain nombre d’étapes. C’est la traversée de chacune de ces étapes qui, peu à peu, le transforme en adulte autonome.

Et… la première étape nécessaire à tous pour pouvoir entamer son développement vers la vie d’adulte, c’est de « couper le cordon ». La scène de la mort  de la mère (ou du père), si violente qu’elle puisse paraître, est en fait une formidable allégorie ; c’est la condition sinequanon pour que le jeune puisse se développer correctement et faire lui-même sa propre expérience de la vie. D’ailleurs, que ce soit Bambi, Simba, ou même Babar, la mort dramatique du parent amène le jeune, dans un premier temps à fuir les siens : ce n’est que seul (même s’il est toujours entouré d’amis), et loin de ses semblables que le héro ainsi meurtri commence lentement sa transformation.

Et c’est seulement là, à ce moment précis, que de formidables aventures vont lui arriver, lui permettant, à chaque fois, de franchir une étape supplémentaire, de gravir les marches qui le mènent vers son « lui » adulte : un adulte responsable, accompli et en accord avec lui-même.

Le Gang de Requin ou l’appel à la tolérance

Mardi 1 mai 2007

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Le « Gang de Requin » est un grand succès des studios Dreamworks.

L’histoire : Oscar est un petit poisson, modeste employé du « Lavobaleines », et chargé du nettoyage des cétacés. Suite à un énorme mensonge, il devient la star du récif. Afin de garder son secrêt, Oscar fait alors équipe avec Lenny, un requin pas comme les autres, qui prend le large afin de cacher à son père qu’il est végétarien. Contre toute attente, Oscar et Lenny deviennent amis. Mais ils vont devoir ruser pour que leurs secrêts respectifs ne soient pas dévoilés. Avec l’aide de Lenny et d’Angie, son amie fidèle, Oscar devra faire face à Don Nino, le grand requin, parrain du récif, et apprendre à se faire sa place dans le monde aquatique.

Lenny est le personnage secondaire. Il devient l’ami d’Oscar par un concours de circonstances. Lenny est le fils cadet de Don Nino, le parrain du récif. Celui-ci décide de laisser la succéssion du récif à ses deux fils, mais le premier meurt. Lenny va donc devoir gérer le récif seul. Mais à côté de ses semblables, carnivores invétérés et sans aucune pitié, Lenny fait figure de « pauvre type ». Ses semblables, et notamment son frère, le raillent, le frappent et le rejettent. Il s’enfuit pour ne pas avoir à avouer à son père qu’il est végétarien.

L’image de ce requin « végétarien », qui finit par se déguiser en dauphin, à « frayer » avec les petits poissons, à prendre pitié pour les crevettes, fait sans aucun doute appel à la tolérance. Plus encore, la fin du film à ce sujet est très équivoque : Lenny est déguisé en dauphin, comme un homme en Dragqueen. Oui, il me semble que Lenny est l’image même de l’homme homosexuel qui ne s’assume pas et qui est rejetté par les siens justement parcequ’il a ce petit quelque chose de différent et qui dérange…

Et ce n’est qu’à la fin du film, lorsqu’il semble enfin assumer, en quelque sorte sa sexualité ambivalente, qu’il est accepté par les siens, mais surtout par son père.

Cett analyse du personnage de Lenny est éttayée par une multitude de détails dispersés dans le film :

       – Observez la scène où il se retrouve « dans la chambre » avec Oscar, et dans laquelle il n’a pu entrer qu’au terme d’un cache-cache dangereux pour eux-deux : C’est là qu’il va opérer sa « transformation » ; c’est également le lieu intime où il va se « dévoiler » à son ami.

      – Lenny présente indéniablement un caractère purement féminin. D’ailleurs, tout au début du film, on perçoit que c’est certainement un enfant couvé (lorsqu’il se fait giffler par son frère, il se défend en disant : « Maman a dit qu’il fallait pas taper! »). Voyez comme il est doux et gentil. Voyez comme il se soumet : par rapport à son père, à son frère, mais aussi par rapport aux inconnus qu’il rencontre : Dans la scène de la fausse bagarre, Oscar le ridiculise : un requin battu par un petit poisson !! Quelle honte. Plus encore : Lenny y prend un plaisir presque malsain ; un plaisir que l’on pourrait presque percevoir comme sado-masochiste ; et à le voir en redemander encore, on se dit qu’il appréciait peut-être aussi les giffles de son grand frère.

Alors, loin de penser que ce film prône la luxure, le sado-masochisme ou l’homosexualité, je dirais tout simplement qu’il transmet à nos enfants, qui évoluent dans un monde où il n’est pas rare de voir des hommes sauvagement assassinés à cause de leurs préférences sexuelles, des valeurs de tolérance profonde envers celui qui est différent : Lenny est un personnage particulièrement attachant, et auquel les enfants peuvent facilement s’identifier (il leur arrive à eux-aussi de se faire railler dans la cour de récréation), et d’ainsi développer un fort pouvoir d’ampathie à l’égard des autres et notamment à l’égard de ceux qui sont différents.

emoticone Sultanne

Extrait de Da Vinci Code

Vendredi 27 avril 2007

Ariel, La Petite Sirène

En lui montrant sa montre Mickey Mouse, il lui raconta que Walt Disney avait constamment cherché à transmettre la symbolique du Graal aux générations futures. On l’avait d’ailleurs appelé « Le Léonardo Da Vinci des temps modernes ». Ils étaient l’un et l’autre en avance sur leur temps. Deux artistes géniaux, membres de sociétés secrêtes et, surtout, farceurs impénitents. Comme Léonardo Da Vinci, Walt Disney adorait glisser des messages et des symboles dans ses dessins animés. Pour un amater de symboles, les premiers films de Disney contenaient une kyrielle de métaphores.

Les messages dissimulés par Walt Disney évoquaient pour la plupart la religion, les mythes païens et la déesse vaincue. Ce n’était pas par hasard qu’il avait repris des contes comme « Cendrillon », « Laz Belle au bois dormant » et « Blanche Neige » – trois allégories du Féminin sacré emprisonné. Point n’était besoin d’avoir une grande connaissance des symboles pour comprendre que la pomme empoisonnée croquée par Blanche Neige était une allusion à la chute d’Eve dans le jardin d’Eden. Ni que la princesse Aurore de « La Belle au bois dormant » – dont le nom de code était rose – et que l’on avait cachée au fond d’une forêt pour la protéger des griffes de la méchante sorcière était l’histoire du Graal racontée aux enfants.

Malgré son image d’homme d’affaires, Walt Disney aimait s’amuser avec ses dessinateurs, qui prenaient plaisir à glisser des symboles cachés dans les dessins animés. Langdon n’oublierait jamais le jour où l’un de ses étudiants lui avait fait regarder un DVD du Roi Lion. Il avait fait un arrêt sur image où l’on voyait des particules de poussière flottant au-dessus de la tête de Simba former très clairement le mot SEX. Tout en soupçonnant qu’il s’agissait plus probablement d’une blague d’un dessinateur stagiaire que d’une allusion éclairée à la sexualité païenne, Langdon avait appris à ne pas sous-estimer la méthaphore de Disney en métaphores codées. Sa « Petite Sirène » était un tissu fascinant de symboles spirituels si spécifiquement et étroitement liés à la Déesse qu’elle ne pouvait être le fait d’une simple coïcidence.

La première fois que Langdon avait vu le film, il était resté littéralement bouche bée en découvrant dans la demeure sous-marine de l’héroïne, un tableau qui n’était autre que la Madeleine Repentante du peintre Georges de la Tour. Ce choix était parfaitement adapté à un dessin animé truffé de références symboliques à la sainteté perdue d’Isis, de Pisces – la déesse Aphrodite changée en poisson – , d’Eve et, à plusieurs reprises de Marie Madeleine. Le prénom Ariel donné à la petite sirèe évoquait directement le Féminin sacré et, dans le livre d’Isaïe, était synonyme de « ville assiégée ». Quant à la longue chevelure rousse de l’héroïne, elle n’avait pas non plus été choisie par hasard.

 

Extrait de Da Vinci Code, Dan Brown

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