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Archive pour novembre 2007

Y a-t-il une dimension éducative dans les Grands Classiques Disney ?

Jeudi 29 novembre 2007

Benjamine, Audrey et Yasmine ont fait appel à moi : elles sont un peu désarçonnées par le sujet de TP qui leur a été soumis :

« Y a-t-il une dimension éducative dans les Grands Classiques Disney ?« 

Loin de moi l’idée de faire leur devoir à leur place, je souhaite néanmoins leur donner un maximum de pistes pour ce sujet passionnant !

Vous aussi, chers internautes, n’hésitez pas à leur donner vos idées…

 

1- DOCUMENTEZ-VOUS !  

bneige.jpgBenjamine, Audrey et Yasmine, un gros travail de documentation vous attend !

- Commencez déjà par définir ce que sont les « Grands Classiques Disney » (1)

- Listez toutes les oeuvres concernées, n’oubliez pas d’en noter la date de parution !

- Visionnez un maximum de ces oeuvres et notament les plus connues !

- Enfin, informez-vous sur le personnage de Walt Disney : Sa vie, ses idéologies… ne négligez pas la dimension historique dans laquelle ce personnage a évolué : les guerres, le début du siècle, le monde de l’animation encore naissant, etc…

 

2- TROUVEZ LA PROBLEMATIQUE :

- Vous avez de la chance, elle se trouve dans votre sujet (Ouf !).

- Mais posez-vous quelques questions : qu’appelle-t-on « éducation » ? est-elle universelle ? quelle est sa place dans la société, dans les années 30-50, aujourd’hui ? à qui revient-elle (l’école, les parents, la société, l’Etat… ) ?

- Quelles ont été les grandes figures de l’éducation depuis le début du 20ème siècle (Jules Ferry….) et comment placer Disney dans tout ça ?

3- SURVOLEZ MON BLOGbouh.jpg

- Bon, c’est sûr, ça fera tourner mon compteur de visites (Youpi !), mais pas seulement pour ça ! Je vous renvoie à un certain nombre d’articles que j’ai pu faire et qui se rapprochent de votre sujet :

- Les 3 articles sur l’interprétation des comtes : La Belle au Bois Dormant ou la belle défloraison ;  Cendrillon, ou l’art de devenir une vraie femme ; Blanche-Neige ou l’histoire de la maturité sexuelle  (Sept 2007)

- Le Thème de la Différence  ; La Mort Symbolique  ; Le Gang de Requin ou l’appel à la tolérance  (Mai 2007)

- Monstres et Compagnie, ou les figures de l’interdit  ; Madagascar ou l’image de la régression  (Juin 2007)

… et en général tous les articles parus dans la rubrique « Films d’animation« .

4- AU BOULOT !

Je vous propose de voir un peu plus clair dans la « jungle » de l’oncle Walt. Je vous soumets donc un plan en deux parties quyi pourra vous servir de base pour votre devoir.  

I- Voir le monde avec des yeux d’enfants :

a- Eveiller les enfants :

pinocchio.jpgLes Disney plaisent aux enfants parce qu’ils retiennent leur attention : les formes, les couleurs, les voix, les bruitages… on éveille les enfants, on les initie tout en douceur au monde, et ça… c’est le début de l’éducation !  

Les films Disney sont fabuleux : ils initient les enfants avec beaucoup de talent à la musique, et à TOUT type de musique (Classique, dans Merlin l’enchanteur, le reggae dans Gang de Requin, les voix sulfureuses dans Aladin ou la Petite Sirène, les musiques du monde… ).

L’humour : les films d’animation de Disney sont particulièrement habiles sur ce sujet. Observez les blagues des personnages que les enfants comprennent rapidement.

b- Visitons le mondepocah.jpg

- Disney a cherché son inspiration dans de nombreuses civilisations pour ses films : les grands comtes européens (Blanche-Neige, La Belle et la Bête…), les pays nordiques (Rapunzel…), le monde arabe (Aladin), etc…

- Disney visite tous les mondes : le règne animal, végétal, humain… Tous les temps : du Moyen-âge (Robin des Bois) à nos jours… toutes les générations, toutes les cultures (Pocahontas, Mulan….), et ce, au masculin, comme au féminin !

c- La Morale Disney

clochette.jpgDisney était très attentif à cette fameuse « morale ». Chaque film d’animation laisse transparaître une morale :

Peter Pan : Gardez votre âme d’enfant

La Belle et la Bête : La beauté est à l’intérieur

Dumbo : chaque être humain a en lui un trésor

etc… à vous de trouver la morale des autres…

Si avec ça, vous ne retrouvez pas la dimension éducative !!!

 d- Les Grandes questions existentiellesbambi.jpg

Disney ne se contente pas de proposer une morale aseptisée ; il pose dès la plus tendre enfance des questions existentielles que nous n’osons peut-être pas nous-mêmes aborder avec nos enfants :

- La mort, et il pose notamment la question de la peine de mort (Pocahontas, Bambi)

- La sexualité (voir pour cela mes articles sur les grandes Princesses ou le dossier spécial couple)

- Le racisme (Pocahontas, Tarzan)

- L’éclatement de la famille (Lilo et Stitch, Le livre de la Jungle)

- Le Despotisme et le Bien-gouverner (Le Roi-Lion)

- etc… la liste est presque intarrissable !

 

II- Les limites de cette dimension éducative :

a- Une vision qui reste enfantine

aurore.jpg- Ne vous y trompez pas : le monde Disney est un monde merveilleux et donc tout à fait irréel : les gentils sont toujours vainqueurs, les méchants ridiculisés et punis !

- La vision du monde est stéréotypée (cf l’image de la Princesse bien sage qui attend son Prince Charmant est erronée ; ex : le phénomène des Grandes Princesses Disney…)

b- Un monde manichéen

Le monde proposé par Disney, comme tout monde qui illustre une morale, reste particulièrement manichéen : on a toujours les gentils contre les méchants et tout y est toujours ou blanc ou noir (on pense parfois aux Fables de LaFontaine !)… il n’y a pas de demie-mesure… sauf peut-être dans les Disney très récents comme Frères des Ours, Mulan, Shrek… où l’on s’éloingne (un peu) de ce manichéïsme.

c- Précepts judéo-chrétiensaristochats.jpg

Relativisons un peu et demandons-nous si Blanche-Neige parle autant à un petit bonhomme né en amérique centrale ou dans les fins-fonds de l’afrique qu’à nos enfants… pas sûr.

Les concepts moraux prodigués dans les Disney sont emprunts de ce que j’appellerai notre « inconscient collectif », la culture judéo-chrétienne où le bien et le mal se torturent sans arrêt, où le héros est lisse, sans aucun défaut, sans haine pour celui qui lui fait les pires misères (à l’instar de Jésus)…

d- L’éducation au commercial

chateau.jpgDimension éducative, je veux bien, mais restons réalistes : la firme Disney n’a pas comme objectif ultime de rendre le monde meilleur et d’éduquer nos petites têtes blondes au bien : n’oublions pas que toute parution fait exploser les caisses Disney !

 

 

Pour conclure je dirais que OUI, il existe une réelle dimension éducative dans les Classiques Disney mais que celle-ci reste toute relative et qu’elle a ses limites ! On ne peux tout de même pas compter sur des dessins animés pour élever nos enfants !

 

EN ESPERANT VOUS AVOIR APPORTE UN MAXIMUM D’INFOS…

et, au fait, tenez-nous au courant de votre note !

___________________________________________ 

(1) POUR INFO :

Sous l’appellation « Classiques d’animation Disney » sont regroupés uniquement les longs-métrages d’animation avec ou sans prises de vues réelles réalisés par Walt Disney Feature Animation (WDFA), de Blanche Neige et les 7 nains (1938) à Chicken Little (2005).

En sont donc exclus, entre autres :

  • les films en prises de vues réelles avec séquences d’animation (comme Mary Poppins, L’Apprentie sorcière, Mélodie du Sud, etc.)
  • les films d’animation réalisés par des filiales comme DisneyToon Studios (La Bande à Picsou, le film : Le trésor de la lampe perdue…) et Walt Disney Television Animation (Le Monde magique de la Belle et la Bête…)
  • les co-productions (Pixar, C.O.R.E., Vanguard…)

Cette classification est indépendante des appellations « Grands Classiques/Classiques » présentes en Europe sur les éditions VHS et DVD.

Voir la liste complète sur Wikipedia.

Babar, ça trompe énormément !

Lundi 26 novembre 2007

  Babar, ça trompe énormément !  dans Bon à savoir! dossiers-BD-Babar

Le Saviez-vous ? 

Il fallait deux comédiens (Philippe Dally et Claude Busigny) pour endosser le pesant costume de Babar :

1m85 de polyester !

10 Kilos !

2m20 de circonférence !

Un ventilateur dans la trompe évitait l’asphyxie !

En 1990, Babar reçoit le 7 d’Or de la meilleure émission pour enfants. Il est devenu, depuis, le héros d’un long métrage, Le Triomphe de Babar.

112 visiteurs en 20 jours : où sont vos commentaires ?

Samedi 24 novembre 2007

crayon011.gifChers internautes, (que vous soyez fidèles à filmsdanimation ou simples badauts perdus dans la jungle du surfing)

Le dernier sondage publié sur ce blog connait des reccords de votes ; il faut dire que dès que l’on quitte l’austérité pour aborder la sensualité, on attire plus de monde (rires).

Toujours est-il que vous avez été plus de 100 à ce jour à visiter les pages du dossier de novembre conscré aux couples d’animation.

Je me pose donc une question existentielle : où sont vos commentaires ???

Je ne vous apprendrais rien si je vous dis qu’un petit commentaire ne coûte rien et qu’il encourage avec force le travail effectué sur les blogs !

Merci à ceux qui ont laissé leur petite griffe, et merci d’avance à ceux qui le feront !

En vous remerciant d’être toujours aussi nombreux à me lire.

Disney Legends’

Jeudi 22 novembre 2007

Disney Legends' dans Bon à savoir! LegendsCréées en 1987, les Disney Legends’ sont décernées aux artistes les plus remarquables de la maison Disney, les faisant entrer dans la légende Disney. Les décorations sont décernées et remises chaque année lors d’une cérémonie spéciale. Ce titre peut être remis du vivant des interessés ou à titre posthume.

Les personnalités honorées sont choisies par un comité présidé par le neveu de Walt Disney, président émérite de la Walt Disney Company. Ce comité est constitué de responsables Disney de longue date, d’historiens et d’autres autorités.

Le trophée de bronze, décerné à chaque récipiendaire et représentant le bras de Mickey Mouse tenant une baguette magique, a été conçu par le sculpteur Andrea Favilli. De plus, chaque nommé reçoit une plaque en bronze comportant ses empreintes, sa signature (ou son nom dans le cas d’une récompense posthume) disposée sur la Disney Legends Plaza des Walt Disney Studios de Burbank. En 1998, une version de 4,5 m de haut du trophée a été dévoilée lors de la cérémonie, ce qui fut l’occasion de rebaptiser la place.

Le trophée des Disney Legends comporte trois éléments distincts qui caractérisent les contributions apportées par les talents honorés :

  • La spirale … pour l’imagination, la puissance d’une idée.
  • La main …. tient les dons de compétence, discipline et technique.
  • La baguette et l’étoile … représentent la magie : l’étincelle qui s’enflamme quand l’imagination et les compétences se combinent pour créer un nouveau rêve.

Encore plus élitiste, le groupe des « Nine Old Men » (photo) réunit les 9 vétérans de l’animation Disney qui ont intégré la firme entre 1927 et 1935 et ne l’ont quitté qu’après 40 ou 50 ans de bons et loyaux services, participant de la même façon à tous les grands films d’animation réalisés du vivant de Walt Disney.

NineOldMen dans Bon à savoir!De gauche à droite et de haut en bas :
• Milt Kahl
• Marc Davis
• Frank Thomas
• Eric Larson
• Ollie Johnston
• Wolfgang Reitherman
• Les Clark
• Ward Kimball
• John Lounsbery

Qui va là ? Inspecteur gadget

Mardi 20 novembre 2007

Qui va là ? Inspecteur gadget dans Les Dessins Animés 3468 

Partout où l’inspecteur gadget passe, les agents du MAD (Méchants, Affreux, Diaboliques) frémissent. Ses gadgets, inventés en 1983 par Jean Chalopin sont de précieuses armes : Pales d’hélico autodépliantes cachées dans son chapeau, menottes incorporées aux avant-bras, chaussures transformables en patins à roulettes, parachute autogonflable… Malheureusement, l’inspecteur Gadget est gaffeur et très maladroit !

InspecteurGadget07 dans Les Dessins Animés

La série d’animation Inspecteur gadget est de fabrication purement française ; à l’heure du grand boum des  »policiers », l’inspecteur Gadget parodie allègrement de grandes références dans ce domaine, et notamment Mission Impossible et Inspecteur Clouseau. Les gadgets du fameux inspecteur sont d’ailleurs dignes d’un excellent James Bond ! Mais le succès de la série s’explique notamment par le caractère niais et ridicule du personnage principal : Gadget se trompe toujours, faisant confiance aux méchants et accusant les gentils. C’est toujours sa nièce Sophie qui éllucide, à son insue et avec l’aide de Finot le chien, les énigmes. Les adultes sont ridiculisés et c’est l’intelligence des enfants qui est mise en exergue.

La petite originalité de la série réside dans la petite morale de Gadget à la fin de chaque épisode ; didactique, Gadget explique aux enfants qu’il faut, par exemple, regarder des deux côtés de la route avant de traverser. Dommage que ce rôle soit assuré par un idiot reconnu…

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Les origines de Bambi

Samedi 17 novembre 2007

Les origines de Bambi dans Les Films d'Animation bambi-01 

Bambi. C’est l’histoire d’un jeune faon qui voit sa mère mourir sous ses yeux, tuée par les balles d’un chasseur. Commence alors pour lui un voyage initiatique à travers la vie. 

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Cette histoire est tirée du roman de Felix Salter, juif éxilé aux Etats Unis. En le lisant, Walt Disney tombe sous le charme et en comprend vite le potentiel de cette histoire. Lorsque le film sort, nous sommes en 1942, en pleine guerre et le film ne rencontre pas le succès escompté. Ce sont les « années noires » de Disney, celles où il ne rentre pas dans ses frais, celles où personne ne veut payer pour un Mickey, celles où Disney vit de la propagande…

BambiOlszewskiBambiMeetsFlower

Bambi est, à première vue, une gigantesque prise de position de la part de Disney  »contre » les chasseurs ; une éloge à la nature, à l’environnement et à la protection de la nature : Dans ce film, la nature est un personnage à part entière ; un personnage que l’on aime, que l’on déteste, que l’on admire ; bon et bienfaisant mais tout autant impitoyable.

Les chasseurs devaient au départ prendre une part beaucoup plus importante dans le film, un peu comme dans le livre, mais Disney renonça à cette idée, de peur d’être identifié comme l’un d’entre eux.

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Notons, par ailleurs que l’histoire de Bambi a été écrite durant la période de persécution des juifs. On peut tout à fait imaginer qu’il s’agit là d’une  métaphore de la condition juive, plaçant le jeune faon à la place des juifs, et les allemands à la place des chasseurs.

Même si Disney affirme ne jamais avoir pris de position politique dans ses films, on peut aisément comprendre que, compte tenu du contexte de l’époque, le film ait été, tout comme le livre, influencé par l’Histoire.

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Bambi raconte, avant tout, le parcours initiatique d’un jeune, tout comme Le Roi Lion, Dumbo ou même Némo, ce parcours initiatique étant l’exacte symbolisation du parcours de chacun de nos enfants qui sont tous amenés à quitter peu à peu le cocon familial pour apprendre à se débrouiller seuls dans la jungle de la vie.

ET VOUS COMMENT INTERPRETEZ-VOUS CETTE HISTOIRE ?

Donald volera-t-il la vedette à Mickey ?

Vendredi 16 novembre 2007

Donald volera-t-il la vedette à Mickey ?  dans Les Dessins Animés donald%20(2)C’est le personnage le plus colérique et le plus populaire des studio Disney… Quel est son secret ?

Donald est l’inséparable ami de Mickey, de Pluto et de Dingo. Il fait sa première apparition en 1934 avec « La petite poule avisée » dans lequel il tient le rôle d’un vilain petit canard qu’une maman va mettre sur le chemin du travail. Il fait ensuite une apparition très remarquée avec Mickey dans le court métrage « L’opéra de Mickey » ou il « vole » la vedette à Mickey en jouant de la flûte.

L’absence de potentiel comique de Mickey a favoisé l’émergence autour de la souris de plusieurs personnages amusants, dont Donald. Ce dernier s’est beaucoup fait remarquer par son sale caractère et ses légendaires colères. On l’a tous vu au moins une fois lever les poings et sauter sur une patte !!! 
La carrière de Donald explose en temps de guerre quand il se rapproche des soldats. De nombreux courts métrages de propagande auront Donald pour vedette. Son succès ne diminue pas, et en 1937, il est rejoint par ses neveux : Riri, Fifi et Loulou. Trois adorables bambins que leur mère laisse à Donald sans autre explication. Après avoir subit maintes blagues le mettant hors de lui, il les renvoie chez eux attachés à l’arrière d’une camionette, dans « Les neveux de Donald« .

camion1 dans Les Dessins Animés
Finalement, en 1940, ils s’installent définitivement et sans explications aucune, chez leur oncle. Ils bénéficient à leur tour de l’adhésion du public et Donald, petit à petit, va s’asagir. Et s’attacher à ses neveux !! 

Au fil des ans, Donald a bénéficié d’une grosse restructuration de la personnalité : Ce canard qui était créé, à l’origine pour occuper un rôle de « méchant » face à Mickey, a fini par acquérir l’empathie du public pour devenir un autre chouchou ! 

Troubles du sommeil : Walt Disney visionnaire

Mercredi 14 novembre 2007

Troubles du sommeil : Walt Disney visionnaire dans Les Films d'Animation photo_4 

Les troubles du sommeil ne furent étudiés qu’à partir des années 80 alors que Walt Disney les avait décrits dans le détail 30 ans plus tôt, dans plusieurs de ses dessins animés.

1 dans Les Films d'Animation[Texte: Constantin Xenakis] Officiant à l’Hospital Clinic de Barcelone, le neurologue espagnol Álex Iranzo le démontre dans une étude parue dans la revue spécialisée Sleep Medicine. Iranzo a tout d’abord été frappé par le fait que des personnages de La belle et le clochard et Cendrillon se débattaient durant leur sommeil de la même manière que certains de ses patients : en effet, le chien Bruno de Cendrillon agite ses membres rapidement lorsqu’il rêve qu’il pourchasse un chat.

Ces coïncidences ont alors poussé le médecin à analyser 46 classiques et plus de 500 courts-métrages de Walt Disney. Le neurologue fut alors impressionné par l’exactitude de la description des auteurs des dessins animés, lesquels illustraient ces maux – provenant d’une dysfonction cérébrale empêchant 2% des personnes âgées de jouir d’un sommeil tranquille durant la phase REM – dans le but de faire rire le public, alors que ceux-ci sont considérés aujourd’hui comme une pathologie.

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Au cours de ses analyses, Iranzo a également constaté que les troubles du sommeil étaient récurrentes dans l’oeuvre de Walt Disney : il arrive en effet que Donald souffre d’insomnie, qu’un des 7 nains doive faire face à des convulsions durant la nuit et à des phases de somnolence durant le jour, que Pluto traverse des phases au cours desquelles il est somnambule et que Mickey soit victime de cauchemars.

Il était une fois… la vie

Samedi 10 novembre 2007

Il était une fois... la vie dans Les Dessins Animés thumb_00001

Maestro, l’ancêtre barbu qui sait tout, raconte aux enfants : « Il était une fois…« 

Image de prévisualisation YouTube

 

« Je me réjouis que 260 millions d’enfants dans le monde aient vu ma série », raconte Albert Barillé, le créateur de Il était une fois… le monde, l’homme, l’espace… Dans ses séries pédagogiques, poétiques et inventives, Albert Barillé respecte scrupuleusement les données scientifiques.

Il était une fois… la vie :

Cette série, destinée aux enfants et aux adultes curieux du fonctionnement de leur corps, raconte de façon vulgarisée l’architecture et la composition des différents types cellulaires, des tissus biologiques et des organes ainsi que leurs fonctions respectives. Ces descriptions microscopiques des composants du corps s’intègrent parfaitement dans des scénarios pédagogiques traitant plus globalement du développement du corps humain, de ses fonctions physiologiques principales et du cycle de la vie.

Il était une fois… l’homme :

Ici, c’est l’histoire de l’humanité, des origines de la vie jusqu’à la fin du XXe siècle, qui est donnée à voir aux enfants. L’action est centrée sur une cellule familiale, mélangeant les grands points de l’histoire et de la vie quotidienne. Outre les commentaires hors-champ, une horloge, dotée de deux yeux, de deux bras et parfois d’une bouche, indique l’année présentée. Le dernier épisode sort du contexte purement historique en présentant une vision du futur de l’humanité.

Il était une fois… l’espace :

La quasi-totalité des personnages de Il était une fois… l’Homme sont repris et transposés dans un décor et des scénarios de science-fiction. L’histoire raconte l’affrontement de plusieurs grandes puissances galactiques avec, en toile de fond, la rencontre d’une civilisation d’êtres super-puissants.

***

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Bénéficiant du savoir-faire japonais en matière d’animation, Il était une fois… l’Espace a remarquablement bien vieilli. C’est l’illustrateur français Manchu qui a conçu la plupart des véhicules et décors. Son style, très réaliste, confère une atmosphère et une identité toute particulière à la série. Du point de vue logique, Il était une fois… l’Espace est une série « à système », avec des personnages très typés, et des principes de fonctionnement bien à elle.

Il était une fois… l’Espace tranche nettement avec les autres séries produites par Albert Barillé puisqu’elle n’a pas vraiment de vocation éducative, mais plus un sens dramatique.

Même si le schéma directeur reste manichéen, avec des personnages positifs (la Confédération d’Oméga), et des personnages négatifs, (Cassiopée), la série introduit des idées profondes, comme la révolution des machines envers leur créateur, la dimension supérieure des êtres spirituels… 

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Contrairement à beaucoup de séries de science-fiction japonaises de l’époque (Albator, Goldorak), dans Il était une fois… l’Espace, la Terre ne joue pas de rôle central : la Confédération Galactique est située sur la planète Oméga, éloignée de la Terre et est composée de multiples puissances alliées : Scorpion, Vega, Aldebaran… 

Bien que Procidis, la société de production d’Albert Barillé soit française, de nombreux pays ont participé à la réalisation de cette série : Belgique, Canada, Espagne, Italie, Japon, Norvège, Pays-Bas, Suède et Suisse. Cette coproduction mondiale se ressent dans les histoires et le choix des personnages, résolument « progressistes » : Psi, l’héroïne féminine, est physiquement très typée (méditerranéenne ou indienne ?), la présidente de la République, chef suprême d’Oméga, est démocratiquement élue et, de plus, est une femme ; tous les types raciaux sont représentés, etc.

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Enfin, même si cette série n’est pas aussi didactique que Il était une fois… l’Homme ou … la Vie, on notera que beaucoup d’histoires reprennent en fait, à peine modifiées, des épisodes de la mythologie ou des légendes européennes (David et Goliath, Prométhée, les dieux de l’Olympe …) ou encore des grandes questions métaphysiques (l’existence de Dieu, l’homme face à la modernité et aux machines, les limites de la technologie, les comparaisons entre la paix armée sous la férule d’un dictateur et la difficulté d’assurer l’ordre en démocratie, etc.).

Dans la même veine, mais avec un intérêt et une réussite moindres, notons la réalisation de Il était une fois… les Amériques, Il était une fois… Les Découvreurs et Il était une fois… Les Explorateurs.

Chapi-Chapo, les psy des tous petits

Vendredi 9 novembre 2007

Chapi-Chapo, les psy des tous petits dans Les Dessins Animés ChapiChapo01

Ce sont deux italiens, docteurs en psychologie qui ont conçu les deux personnages Chapi et Chapo : Italo Bettiol et Stebano Lonati ont étudié attentivement les formes et les sons ainsi que le comportement des moins de 5 ans avant de mettre au point la fameuse série. Le comportement des deux marionnettes, leurs expressions, leurs déguisements… ont fait l’objet d’études minutieuses. De même, le langage (« gromolo ») et les étranges coiffures des deux accolytes ont été judicieusement choisis.

ChapiChapo04 dans Les Dessins AnimésChapiChapo03Cette série, destinée aux petits enfants, met en scène les Chapi-Chapo coiffés d’un grand chapeau (rouge pour Chapi, bleu pour Chapo) évoluant dans un décor abstrait et très coloré peuplé de cubes. Dans chacun des épisodes, ils sont confrontés à un problème dont ils doivent trouver la solution. Chapi et Chapo s’expriment surtout en riant et par des phrases incompréhensibles (du moins pour les adultes !). 

Mais la série ne serait pas ce qu’elle est sans la partition musicale de François de Roubaix. Mêlant instruments acoustiques et électroniques, celle-ci donne à l’ensemble une poésie ludique toujours intacte. Pour conclure en beauté chaque épisode, Chapi et Chapo entament un historique numéro de claquettes, digne de Fred Astaire et Gingers Rogers, les chapeaux en plus. Ce coktail de charme naïf et de musique entêtante projette Chapi Chapo au rang du must de la TV enfantine.  

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