Où en est le cinéma d’animation français ?

LE CINEMA D’ANIMATION

FRANçAIS…

ça Cartooooooooooooon !!

Avec le succès de Kirikou et la sorcière, les films d’animation français ont acquis une véritable reconnaissance internationale et se placent aux premier rang européen et troisième mondial. A tel point que le studio américain Walt Disney a recours au talent des dessinateurs français pour réaliser une partie de ses dessins animés.

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Kirikou et la sorcière (1h10) réalisé en 1998 par Michel Ocelot.

« Kirikou n’est pas grand, mais il est vaillant ! » En l’espace d’un an, cette chanson a fait le tour du monde et le « vaillant » petit Africain, héros de Kirikou et la sorcière est devenu la mascotte du cinéma d’animation français. Le film a dépassé le million de spectateurs en France et, en vidéo, il a été acheté par trente pays. Ce n’est plus un triomphe, c’est un plébiscite. Tous ces lauriers confirment une embellie du cinéma d’animation français, qu’on avait déjà constatée en matière de séries télévisées, et qui gagne maintenant le long métrage.

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Une volonté politique

Le « Plan Image », mis en place par le ministre de la Culture Jack Lang au milieu des années 80 (dans le but de favoriser la production en aidant les studios), porte enfin ses fruits. Aujourd’hui, la France est en première position sur le marché européen du cinéma d’animation (dessin animé, films de marionnettes ou de pâte à modeler). Et en troisième position sur le marché mondial.

La production télévisuelle française a atteint 375 heures en 1998, faisant reculer les programmes étrangers. Les programmes japonais ont d’ailleurs quasiment disparu de l’offre des chaînes hertziennes. Le Japon, en revanche, est réapparu en force dans le marché du long métrage avec des films de très haute qualité (Porco Rosso, Mon voisin Totoro, Princesse Mononoke).

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Le Château des singes (1h20) réalisé en 1999 par Jean-François Laguionie.

Si l’on rapproche le triomphe de Kirikou et la sorcière du succès de quelques films anglais (Les Aventures de Wallace et Gromit) ou américains (Anastasia, Fourmiz, le Prince d’Egypte), on peut affirmer que le monopole des studios Disney a pris fin. Tarzan fait des scores faramineux, mais Disney a vu sa part de marché chuter de 95 % à 55 %. Et cette concurrence est saine parce qu’elle est source d’émulation.

En France, elle semble avoir stimulé toute la profession. Entre 1990 et 1996, on avait produit tout au plus deux longs métrages : Robinson et compagnie, de Jacques Colombat (1990) et le monde est un grand Chelm, de Albert Hanan Kaminski (1996). Aujourd’hui, l’AFCA (Association française du cinéma d’animation) annonce que près de onze projets ont fait une demande d’avance sur recettes au Centre national du cinéma.

L’animation française, ce sont 50 entreprises, près de 2 000 emplois, et des compétences reconnues jusqu’aux studios américains. Le studio Disney a créé une filiale à Montreuil, en région parisienne (Walt Disney Animation France), qui emploie 70 % de dessinateurs français et participe de plus en plus aux prestigieux longs métrages du groupe. Pour le Prince d’Egypte, Steven Spielberg est venu recruter des animateurs sortant de l’Ecole des Gobelins, un département de la chambre de commerce de Paris.

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Les 3 grands studios français :

La Fabrique, près de Montpellier : Elle a été fondée par Jean-François Laguionie, un disciple de Paul Grimault (l’auteur du fameux le Roi et l’Oiseau, Prix Delluc 1980). Elle fait aujourd’hui partie d’un groupement européen qui produit des séries haut de gamme. 

Folimage, à Valence : Elle a été créée à la fin des années 70 par Jacques-Rémy Girerd, passionné de modelage, qui

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Princes et princesses (1h10) réalisé en 1999 par Michel Ocelot.

débute en réalisant des de petits films destinés aux maternelles. C’est en 1984 qu’il se lance dans la production pour la télévision.

Le Pôle Image, à Angoulème : Le troisième centre vital de l’animation française se situe dans la capitale de la bande dessinée.  200 professionnels de l’animation s’y sont regroupés avec pour but de créer des passerelles entre la BD, le dessin animé, le jeu vidéo… C’est ici, qu’a été produit Kirikou et la sorcière. 

 

 

 

3 Réponses à “Où en est le cinéma d’animation français ?”

  1. http://lecondevie28.skyrock.com/ dit :

    Je survole en ce début de soirée
    Vos mondes trop délaissés dans l’oubli

    Je m’excuse de cette absence qui a perduré
    Suis-je à vos yeux pardonnée?

    Merci pour quelques fidèles
    Ne m’ayant pas oubliée
    Être venue dans le monde de Leçon de vie
    Sur mon monde d’histoires de coeur

    En effet, les derniers temps je fus discrète
    Pour ne pas dire secrète

    Mais écrit reprend du service comme on dit
    Pour vous raconter de belles histoires de la vie

    amitié à toi et à bientôt dans mon monde
    Cécile

  2. pitouwh dit :

    Vive l’animation française, qui s’est rarement aussi bien portée ! Faut dire qu’on a un sacré talent, quand même…
    Par contre, il me semblait que le studio d’animation français de Disney avait fermé suite à leur décision de ne plus faire de films en anim’ traditionnelle (ou alors juste pour le direct-to-dvd). Me serais-je trompé ?

    Dernière publication sur The Geek Show : Critique ciné : Wonder Woman

  3. cressent dit :

    coucou c’est ta ptite soeur ça faisait un bout de temps que je n’étais pas venue sur ton blog.
    il a bien avancé mais je n’arrive pas à tout trouver je pense que t’as fait plus de trucs mais je ne sais pas où.
    sinon il est toujours aussi cool.
    et toi aussi viens sur le mien me mettre des comm’s.
    je te redonne mon adresse au cas où.
    nenetteteddy.skyrokc .com

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